En effet, j'ai entendu hier une utilisation différente et marginale de ce concept. Monsieur Copé nous a précisé, concernant l'augmentation de 25% du forfait hospitalier, que la contribution du patient s'inscrit dans une démarche de solidarité. Pour information, il me semble nécessaire de rappeler qu'en 2004 le forfait hospitalier était de 13 € et qu'une augmentation à donc déjà eu lieu récemment dans un arrêté de décembre 2004.

Or pour moi la notion de solidarité ne s'applique (ait?) pas qu'à une partie d'une collectivité mais à l'ensemble de celle-ci.

Mais cette définition est celle de la notion de solidarité sociale, que l'on l'attend d'une nation et de ses représentants et non dans son acceptation juridique qui ne concerne que les "bénéficiaires" de la "prestation".

Car en face de cette augmentation, que M. Copé qualifie de petite, il faut mettre en avant différentes autres augmentations : le SMIC à augmenté de 11 centimes soit 0,88 centimes par jour de 8 heures, le traitement des fonctionnaires de 0,3%...

Mais aussi, les consultations qui sont passé de 16€ à 23€ dans une période relativement courte me semble t'il (je ne retrouve pas toutes les dates).

A ceci s'ajoute, les franchises de "responsabilités" (comme si l'on choisissait d'être malade...), 50 centimes par boite de médicaments, 1€ par consultation etc.

Bref, les personnes fragiles sont "responsabilisées" à hauteur de 100€ auquel s'ajoutera encore une augmentation des mutuelles avec moins de remboursements. Donc le souhait de contribution à la démarche de solidarité présente, me semble t'il, un certain déséquilibre qui pourrait ressembler à une sanction.